Jour 1 :
Préparation du matériel, derniers achats. En début d'après midi, départ en véhicule pour rejoindre le petit village de Terelj situé à 80km d'Ulaan Baatar. Puis vous rejoignez l'endroit où Tsodoo a établi son camp d'été, au pied d'un petit contrefort rocheux, non loin de la rivière Tuul, à l'entrée du parc national du Khan Khenty. Installation sous la yourte, découverte du mode de vie des nomades. Signifiant « Lédon », une plante qui fleurit en abondance dans cette région au printemps, Terelj est située dans le parc national de Gorkhi-terelj, à 80 km de la capitale. Le parc, situé en bordure du Khan Khentii Parc, créé en 1994, englobe une grande partie des monts Khentii. La région de Terelj est un massif alpin dont certains sommets atteignent 2700m. Largement boisée, Terelj est aussi un sanctuaire pour la faune sauvage. Terelj est dotée de zones de steppes et de magnifiques formations rocheuses. La curiosité la plus connue de Terelj, le Mekhii Khad, est un bloc erratique rappelant la forme d'une tortue, d'où son nom. Ce monument naturel est l'un des plus visités par les Mongols.
Jour 2 :
Préparation des chevaux et départ pour la randonnée. L'itinéraire suivra pendant plusieurs jours, les cours des rivières tuul et Khagiin. Le massif montagneux du Khenty n'offre que peu de passages à travers la montagne. Cette première journée nous remonterons le cours de la rivière Tuul sur environ 25km, dans un paysage de plaines et collines, jusqu'à un contrefort rocheux du massif du Khenty. C'est là que nous planterons le campement, dans cette nature préservée. Les chevaux Mongols sont à la fois paisibles et sauvages. Ils sont doux et dociles. Il faut toutefois suivre les conseils du guide pour entretenir de «bonnes relations» avec sa monture. Le cheval, fierté mongole, est le symbole de toute une civilisation. Le grand Khaan a rendu célèbre les armées de cavaliers mongols dans tout le continent Asiatique. Le cheval mongol ressemble à un double poney, d'environ 1,50 m. Il est à la fois vénéré et utilisé comme animal de travail. Les Mongols ne donnent pas de nom aux chevaux et le vocabulaire mongol est incroyablement riche en termes désignant le cheval : par sa couleur, son caractère, son gabarit, etc… Les chevaux sont en général montés vers l'âge de 2 ans. Les étapes du dressage des chevaux sont entourées de tout un rituel bien particulier et souvent spectaculaire. Tout au long de l'année, sont organisées des courses de chevaux, les plus célèbres étant les courses du Nadaam du mois de juillet et celles de Tsagaan saar, Nouvel An Mongol, en Février. Des Nadaams peuvent être organisés tout au long de l'année, pour célébrer un événement particulier. Les Mongols montent à cheval très jeunes et il n'est pas rare de voir des cavaliers de 4 ans participer à une course. La jument a aussi un rôle très important dans la culture mongole et elle n'est que très rarement utilisée pour la monte. Le célèbre lait de jument fermenté, ou Aïrag, donne lieu à différents rituels et on lui attribue des vertus médicinales. La traite du lait de jument ne se fait qu'à partir du printemps et en été. Le reste de l'année, les Mongols fabriquent un autre alcool à base de lait de vache ou de yack, appelé «vodka Mongole» ou «vodka blanche», issue de la distillation de lait fermenté.
Jour 3 :
Cette journée nous conduira dans une zone plus rocheuse, continuant notre ascension vers le « lac noir de Khagiin ». Le paysage se fait de plus en plus sauvage, rappelant étrangement l'Alaska. Plus aucun nomade ne vit dans ce secteur reculé, mais il n'est pas rare de rencontrer quelques cavaliers traversant le massif, seul ou avec la caravane de yacks ou de boeufs avec tout leur matériel pour aller s'installer de l'autre côté du massif durant l'été. Une étape d'environ 25 km, pour rejoindre la jonction entre les rivières Tuul et Khagiin. Nous continuerons encore quelques kilomètres dans une sorte de défilé surplombant la rivière Khagiin, pour rejoindre l'endroit du bivouac. Là, juste au dessus des méandres de la khagiin gol, sera monté le camp pour la nuit, dans un endroit particulièrement calme et protégé du vent. Dans cette zone sauvage et quelque peu marécageuse vivent quelques élan. Mais ces animaux sont si farouches, qu'il est extrêmement rare de les observer. Ours et loups seront aussi certainement là pour observer nos faits et gestes… Pas de panique, ils restent à bonne distance, mais il n'est pas rare de pouvoir observer quelques belles empreintes de plantigrades.
Jour 4 :
Nous arriverons ce quatrième jour, dans un paysage plus ouvert, une sorte de haut plateau vallonné au milieu duquel serpente la rivière Khagiin. Suivant les méandres de la rivière ou en coupant au milieu des rhododendrons, nous arriverons en fin d'après-midi, au lac noir, perdu dans les contreforts des monts Khenty. Ce lac est le plus grand d'une série d'une vingtaine de petit lacs. Rares sont les voyageurs qui viennent se perdre si loin, mais quelques pêcheurs amoureux des beaux espaces viennent tout de même taquiner la Lénok et la perche qui hantent le lac durant le jour. Bivouac à proximité du lac.
Jour 5 :
Nous longerons le lac plein sud, pour emprunter un petit chemin de montagne qui nous conduira au col Khuluukhin, pour ensuite basculer de l'autre côté dans la vallée de la Tuul river. Un splendide itinéraire au cours duquel vous pourrez bénéficier de beaux belvédères et apprécier pleinement la beauté de ce massif. Une longue journée d'une trentaine de kilomètres pour redescendre le cours de la rivière Tuul et planter le bivouac dans un zone où la vallée se rétrécit et où les rochers se font plus nombreux…Nous serons là dans un endroit bien connu des ours, car ils trouvent là en hiver de nombreux refuges dans les nombreux creux et cavernes de ce massif.
Jour 6 :
Au petit matin, nous lèverons le camp, pour prendre un itinéraire plein sud, dans la montagne : le paysage est somptueux. Un dénivelé de 400 m, pour nous hisser jusqu'au col Dichingiin, à 2 000m d'altitude. Vue circulaire imprenable sur l'ensemble du massif. Instants magiques où l'on se sent si petit au milieu de ces grands espaces. Puis redescente vers la rivière Tuul en longeant le cours de la petite rivière Daichiin et rejoindre le lieu du bivouac du premier soir.
Jour 7 :
Retour au point de départ….. Dernière journée d'aventure équestre au coeur du massif du Khenty, dernière journée dans ce milieu totalement sauvage et dont la beauté vous envoûtera. Dans l'après midi, arrivé au camp de Tsodoo. Là, notre chauffeur nous attendra pour nous ramener à la civilisation…et prendre une douche bien méritée. Retour à Ulaanbaatar en début de soirée.
Possibilité de faire le circuit en 8 jours, en restant 1 journée à Khagiin Khar Nuur et profiter de la quiétude de ces lieux.
L'équipe :
1 traducteur en option 1 guide à cheval Les chevaux : 1 cheval par personne 1 cheval de bât pour 2 personnes
Tarif séjour, tout inclus : Pour les 6 jours de randonnée équestre, les chevaux, et le matériel nécessaire au bon déroulement du séjour, selles, sac de bât, tentes, gamelles, etc…. Comprenant aussi le transfert UB/Terelj/UB et la nuitée au camp deTsodoo. |