 L'image représente le "Soyombo" symbole de l'indépendance Mongole. Le SOYOMBO se découpe en plusieurs symboles.
- le Yin et le Yang qui conserve sa symbolique habituelle
- les barres horizontales, supérieures et inférieures, symbolisent la stabilité, la justice et l'honnêteté.
- les triangles à base supérieure symbolisant des lances, représentent la défaite et la mort de l'ennemi. Elles sont encadrées par deux barres verticales, rappelant aux mongols que l'Unité est le mur de la forteresse que symbolise ces deux ornements verticaux.
- la Lune (croissant) et le soleil (cercle) font référence au bouddhisme et couvrent le tout.
- la flamme à trois branche rappelle aux Mongols que le renouveau, la famille, la vie passée, présente et future sont les 3 flammes. Elles n'existent que si elles prennent appui sur les valeurs symbolisées au-dessous.
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| La République de Mongolie est un pays d'Asie, enclavé entre la Russie au nord et la Chine au sud. Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (Ulaanbaatar), la langue officielle est le mongol et la monnaie le tugrik.
La Mongolie fut le centre de l'Empire Mongol au XIIIe siècle, elle fut ensuite gouvernée par la dynastie mandchoue Qing de la fin du XVIIe siècle à 1911, date à laquelle l'indépendance de la Mongolie fut proclamée. Conservant officiellement son indépendance pendant la période soviétique, elle est cependant strictement alignée sur la politique de Moscou. Après la fin de la Guerre froide et la chute du communisme en Mongolie en 1990, le pays adopta une constitution démocratique en 1992.
Son territoire est immense, mais possède très peu de terres arables, le pays étant montagneux et couvert de steppes dont l'aridité croît en allant vers le sud (désert de Gobi). Près de 30% des 2,8 millions d'habitants sont nomades ou semi-nomades. La religion principale est le bouddhisme tibétain et la majorité des citoyens (80%) sont d'origine mongole. Il existe néanmoins des minorités turcophones, les kazakhes et touvains surtout à l'ouest. Près d'un tiers des habitants vivent dans la capitale Oulan-Bator.
La Mongolie a la plus faible densité de population au monde (1,3 hab/km²).
Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel de la Mongolie. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes. La première puissance à émerger sont les Xiongnu vers -245. Ils deviennent les principaux ennemis de la Chine pour les siècles qui suivent, et la Grande muraille de Chine fut construite en partie pour se protéger des incursions des Xiongnu. Certains historiens pensent que les Huns descendent des Xiongnu.
Après la disparition des Xiongnu, apparaissent les Ruanruan, qui sont à leur tour supplantés par les Köktürks (ou Turcs bleus) qui dominent la région du VIe au VIIIe siècle.
Au VIIIe siècle apparaissent les ancêtres des Ouïghours, puis les Khitans et les Jurchen. Vers le Xe siècle le territoire est peuplé de Mongols qui seraient une branche du peuple Xianbei. À cette période le pays est divisé en plusieurs tribus liées par des alliances et en guerre perpétuelle.
Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et créé un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. Cet empire commence à s'effondrer en 1386, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d'Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous et les soutiennent pour la conquête de la Chine. Leur pays est transformé en deux provinces chinoises, la Mongolie intérieure et la Mongolie extérieure.
Après l'invasion russe de la fin du XVIIe siècle, la Mongolie du nord (la région du lac Baïkal) est annexée par la Russie. Le Bogdo Gegen du Monastère de Gandantegchinlin aurait cherché l'appui de la Russie pour se libérer de l'emprise politique chinoise. Après la révolution chinoise de 1911 et l'éviction du dernier empereur mandchou, Puyi, le 1er décembre 1911, la Mongolie proclama son indépendance. Le Bogdo Gegen prit la direction politique du pays.
Une révolte populaire menée par Sukhbaatar se produit en 1919. Un Parti populaire mongol fut créé sous l'impulsion de la nouvelle URSS en 1921 et un gouvernement provisoire fut nommé le 11 juillet 1921. Après la mort de Sukhbaatar en 1923 et celle du Bogdo Gegen en 1924, la République populaire de Mongolie fut proclamée le 26 novembre 1924. La capitale du pays est baptisée Oulan-Bator « la ville du héros rouge » en référence à Sukhbaatar.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les alliés soviétiques ont défendu la Mongolie face au Japon. Durant la guerre frontalière soviéto-japonaise de 1939, l'URSS défend la Mongolie contre le Japon. Les forces mongoles participent à l'offensive soviétique contre les forces japonaises en Mongolie Intérieur en août 1945.
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Sur fond de menace russe d'une reprise de la Mongolie Intérieur par la Mongolie, la République de Chine accepte de reconnaître l'indépendance de la Mongolie à la condition d'un référendum. Le 20 octobre 1945, un référendum est organisé et les Mongols votent pour l'indépendance (97,8 % de oui ; 98,4 % de participation[2]) sous le contrôle de l'Armée rouge. Après l'établissement de la République populaire de Chine, les deux pays se reconnaîtront mutuellement le 6 octobre 1949.
Ainsi, la République populaire mongole fut reconnue à la fois par la République de Chine et la République populaire de Chine. Le pays s'est cependant rapproché des Soviétiques après 1958 et a abrité de nombreuses bases soviétiques pendant la Guerre froide. La Mongolie a rejoint les Nations unies en 1961.
En 1990, le parti communiste a relâché son contrôle sur le gouvernement. En 1992, la république populaire a été abandonnée et a été remplacée par un État hybride, entre système parlementaire et système présidentiel.
BIODIVERSITE
Grâce à la multiplicité de ses habitats et sa très faible densité humaine, la Mongolie accueille une quantité d'espèces importante, tant par leur adaptation que par leur rareté à l'échelle mondiale.
Au nombre des espèces animales, on peut noter l'hémione (âne sauvage), le mazaalai (ours du Gobi), la panthère des neiges, le saïga, le cheval sauvage de Przewalski, le Chameau sauvage de Bactriane, le loup, et chez les oiseaux des rapaces et charognards et plusieurs espèces migratrices de grue. On remarque également la présence de petits mamifères : hérisson du désert à longues oreilles et de petits rongeurs comme le hamster du désert.
La flore n'est pas en reste, une grande partie de la flore alpine actuelle proviendrait d'espèces de la lointaine Asie centrale. L'espèce reine de la steppe est sans aucun doute l'armoise odoriférante (ce nom de plante n'existe dans aucune nomenclature), tandis que le roi en serait le saxaul, un petit arbre robuste du désert de Gobi. On trouve également en abondance l'edelweiss, l'ancolie, la matricaire, le lys martagon, le petit érythronium Dent-de-chien, la pivoine, la dryade à huit pétales, le trolle, l'anémone pulsatille, la gentiane, diverses Renoncules etc.
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